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28 juin

COUP DE SOLEIL

Coup de soleil (érythème solaire)

  • Quels sont les symptômes du coup de soleil ?

Le coup de soleil (érythème solaire) est une brûlure de la peau causée par les rayons ultraviolets du soleil (ou d’une lampe solaire UV dans un centre de bronzage). Le coup de soleil se manifeste par une rougeur et une congestion de la peau. Des cloques apparaissent dans les cas plus graves. La peau fait mal, tire et démange. Au bout de quelques jours, le coup de soleil disparaît et l’épiderme commence à peler.

Certains médicaments favorisent les coups de soleil, même lors d’une faible exposition. On parle alors de photosensibilisation due à un médicament.

La lucite estivale est une réaction locale, sous la forme de petits boutons et de plaques rouges sur les parties exposées, sauf sur le visage, accompagnée d’importantes démangeaisons. Pour éviter la lucite estivale, portez des vêtements qui vous protègeront du soleil ou un écran solaire d’un facteur de protection solaire (FPS) supérieur ou égal à 50.

Dans les cas plus graves, surtout si des bulles apparaissent, le coup de soleil peut provoquer une insolation avec de la fièvre, des nausées et un œdème de la peau.

Les coups de soleil répétés accélèrent le vieillissement de la peau. Celle-ci se dessèche et se ride plus rapidement.

L’exposition excessive au soleil, en particulier pendant l’enfance, favorise l’apparition de cancers de la peau au cours de la vie.

N’oubliez pas qu’un coup de soleil peut survenir même sans exposition directe : le rayonnement solaire est réfléchi par l’eau, bien sûr, mais surtout par le sable et encore plus la neige. Un ciel nuageux laisse aussi passer les UVB et un coup de soleil est possible. La meilleure prévention consiste donc à prendre quelques précautions : s’exposer progressivement au soleil, en évitant les heures les plus chaudes (entre 12 et 16 heures), choisir des produits solaires adaptés et bien respecter leur fréquence d’application.

La meilleure protection contre le soleil est vestimentaire. Mettez dans vos valises des vêtements longs, amples et perméables à la transpiration (coton, lin et tissus non synthétiques). Portez des chapeaux à bords larges et des chaussures pour éviter de marcher pieds nus sur le sol brûlant.

Les compléments alimentaires proposés dans le cadre de la préparation au bronzage visent à lutter contre les dommages provoqués par les UV sur les cellules de la peau et à améliorer l’hydratation de la peau.

Il est parfois difficile de se repérer parmi les étiquetages des produits solaires. Choisissez des produits offrant à la fois une protection contre les ultraviolets de type B (UVB, plutôt responsables des coups de soleil) et ceux de type A (UVA, plutôt responsables du vieillissement cutané) et qui résistent à l’eau. Ensuite, le principal critère de choix doit être le facteur de protection solaire (FPS) du produit, selon votre phototype (sensibilité de la peau au soleil) et votre destination.

N’hésitez pas à appliquer généreusement votre protection solaire ou choisissez un produit à FPS très élevé. En cas de doute, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

Prenez une douche ou un bain froid pour rafraîchir la peau pendant une quinzaine de minutes, à condition de n’avoir ni fièvre ni frissons.

Buvez suffisamment pour lutter contre la déshydratation.

Prenez un médicament antalgique en cas de fortes douleurs.

Consultez un médecin dans la journée :

si l’état général se détériore (hébétude, malaise, évanouissement, par exemple).

si une fièvre ou des maux de tête intenses se déclarent.

si des bulles de grande dimension se forment.

Consultez un médecin dans les jours qui viennent :

si des cloques crevées s’infectent.

si les douleurs dans les zones brûlées deviennent trop vives.

si l’intensité du coup de soleil est disproportionnée par rapport à l’exposition reçue.

Des préparations contenant de l’hydrocortisone, un dermocorticoïde d’activité faible, sont en vente libre pour soulager les coups de soleil peu étendus. Elles ne doivent pas être utilisées plus de trois jours de suite. L’application de topiques protecteurs peut également avoir un effet calmant bénéfique. Attention, le soulagement apporté par les traitements locaux ne doit pas conduire à de nouvelles expositions intempestives !

21 juin

MAUX DE TETE ET MIGRAINE

Maux de tête et migraine

  • Quels sont les symptômes des maux de tête ?

Les céphalées dites « de tension » (qui n’ont aucun rapport avec l’hypertension artérielle!) se manifestent surtout au niveau du front et de la nuque par une pression (ou tension) ou un serrement exercé sur ces parties de la tête. Certaines céphalées de tension durent parfois plusieurs heures, voire même plusieurs jours.

La migraine se manifeste par des douleurs lancinantes du côté droit ou gauche de la tête, parfois pendant des heures, voire des jours. La douleur suit les battements du cœur. L’épisode de migraine est souvent associé à d’autres symptômes : une intolérance à la lumière, au bruit et aux odeurs, des nausées, des vomissements, etc. Dans le cas de la migraine avec aura ou migraine ophtalmique, la personne ressent d’abord des troubles visuels : voile noir, éclairs en zigzags ou scotomes scintillants (un point scintillant qui grossit progressivement jusqu’à gêner la vision).

Les enfants peuvent être atteints de migraine dès deux ans. Les crises de migraine sont courtes chez les tout-petits, mais elles ne sont pas rares : 5 à 10 % des enfants en seraient atteints. Un bébé atteint d’une crise de migraine est grognon, il pleure et cesse de s’occuper. Il est pâle et se tient la tête. La crise peut s’accompagner de vomissements.

Certains facteurs favorisent l’apparition des céphalées de tension : le stress, l’alcool, le café, des lunettes mal adaptées ou l’absence de lunettes alors qu’elles seraient nécessaires, le bruit et certains aliments : fromages trop faits, noix, chocolat, vins blancs, salaisons, agrumes, crème aigre, pâtisseries et pains frais en pâte levée, exhausteurs de saveur (glutamate) ou édulcorants (aspartame), etc.

Avant et pendant une crise de migraine, l’irrigation du cerveau est modifiée. Chez certains migraineux, y compris les enfants, des causes extérieures peuvent agir comme facteurs déclenchants : stress, troubles du sommeil, conditions météorologiques, certains aliments, bruit, odeurs, lumière crue, imminence des règles, etc.

Essayez d’identifier des facteurs déclenchants afin de les éviter. Par ailleurs, toute mesure permettant de vous détendre est susceptible d’atténuer les céphalées de tension.

Appelez immédiatement le service d’aide médicale d’urgence (SAMU) en composant le 15 ou le 112 (qui vous réorientera éventuellement vers votre médecin traitant) :

si le mal de tête est soudain, inhabituel et intense.

si les maux de tête s’accompagnent d’autres symptômes comme, par exemple :

  • une forte fièvre ;
  • une raideur de la nuque ;
  • des vomissements ;
  • une diminution de la force musculaire ;
  • une sensation de malaise ;
  • des troubles de la marche ou de l’élocution ;
  • des convulsions.

Consultez un médecin dans la journée :

si les maux de tête s’accompagnent d’autres symptômes comme, par exemple :

  • des troubles de la vision ;
  • des tremblements ;
  • une agitation importante.

si la personne a des antécédents d’hypertension artérielle.

Consultez un médecin dans les jours qui viennent :

si les maux de tête durent plus longtemps que d’habitude.

si des maux de tête habituels changent brusquement de nature et d’intensité.

si les céphalées ne régressent pas après 48 heures d’automédication.

 

Il existe souvent une amélioration de la migraine au cours de la grossesse voire une disparition des crises. Toute crise sévère doit être traitée pour éviter tout danger pour le fœtus. Consultez votre médecin traitant qui vous prescrira des médicaments adaptés.

Les médicaments contre la douleur sont habituellement efficaces pour soigner le mal de tête. Mais leur consommation abusive ou prolongée peut transformer des maux de tête intermittents en un état permanent (les « céphalées par abus d’antalgiques »).

Allongez-vous dans une pièce calme et sombre.

Essayez de dormir.

Appliquez une compresse froide sur la nuque.

Prenez un bain chaud.

Chez un enfant migraineux, lorsque la crise survient, le sommeil reste le meilleur traitement. Un environnement très calme et un léger massage relaxant peuvent suffire à endormir le bébé. Il faut penser à le nourrir s’il a faim.

  • Le traitement de la crise de migraine

Le traitement de la crise de migraine repose sur la prise d’antalgiques : AINS (par exemple, l’ibuprofène), paracétamol, aspirine seule ou associée à un antinauséeux, voire d’un médicament de la famille des triptans. Le traitement de la crise doit être pris de façon précoce.

  • Le traitement de fond de la migraine

En fonction de la fréquence et de l’intensité des crises, le médecin peut être amené à prescrire un traitement de fond à prendre quotidiennement. Ce traitement vise à permettre de diminuer la fréquence ou l’intensité des crises de migraine, sans les faire disparaître totalement.

14 juin

Infection urinaire

Infection urinaire (cystite)

  • Qu’appelle-t-on cystites ?

Les femmes sont les principales victimes des cystites, ces inflammations de la vessie le plus souvent dues à une infection bactérienne. Les cystites, qui provoquent de fréquentes envies d’aller aux toilettes et des douleurs en urinant, comptent parmi les infections urinaires les plus courantes.Dans la plupart des cas, les cystites n’entraînent pas de complications. Toutefois, en l’absence de traitement, l’infection peut remonter le long de l’uretère (le canal qui relie les reins à la vessie) et atteindre le rein : c’est la pyélonéphrite.

Les femmes souffrent plus fréquemment que les hommes de cystites, souvent à répétition, car leur urètre (le canal qui relie la vessie à l’extérieur) est plus court. L’entrée de micro-organismes infectieux – généralement des bactéries Escherichia coli – dans la vessie s’en trouve facilitée. La grossesse, ainsi que certaines maladies, augmentent le risque d’inflammation de la vessie : malformation des voies urinaires, calculs dans les reins ou la vessie, diabète, etc. Mais, le plus souvent, on ne trouve aucune cause précise à la cystite chez les femmes. En revanche, lorsqu’une infection urinaire survient chez un homme, elle est souvent liée à une hypertrophie bénigne de la prostate ou à une inflammation de celle-ci (prostatite).

Buvez autant que possible lorsque vous êtes au tout début de la cystite. C’est la mesure la plus importante à prendre : uriner souvent empêche les micro-organismes de remonter vers les reins et de déclencher ainsi des complications.

Si un traitement antibiotique est prescrit par un médecin, réduisez les boissons en attendant que le traitement fasse effet et atténue les douleurs liées à la miction.

En dehors des crises, surtout si vous avez des cystites récidivantes, il faut boire au moins un litre et demi d’eau par jour en plus des boissons habituelles.

Buvez plus d’un litre et demi d’eau par jour.

Ne retenez pas un besoin d’uriner. Un soulagement trop rare de la vessie favorise la prolifération des micro-organismes.

Tenez propres les parties intimes de votre corps. Attention à l’usage excessif des produits de toilette qui irritent et facilitent la prolifération des micro-organismes. Utilisez un gel lavant doux, sans savon.

Si vous êtes une femme et souffrez de cystites à répétition, urinez rapidement après les rapports sexuels afin d’éliminer en partie les micro-organismes.

Pour les femmes, après avoir uriné ou être allée à la selle, essuyez-vous toujours d’avant en arrière, en direction de l’anus.

Portez des sous-vêtements en coton.

En cas de cystite sans signe de gravité, le médecin prescrit généralement un traitement antibiotique de courte durée (en une seule dose ou sur cinq jours). Plusieurs familles d’antibiotiques peuvent être utilisées. De plus, si les épisodes de cystite se répètent, le médecin pourra, dans certains cas, prescrire un traitement antibiotique d’avance, à prendre dès les premiers symptômes ; cette forme d’automédication contrôlée est possible.

Si les symptômes persistent malgré le traitement, il faut reprendre contact avec le médecin. En cas d’infection récidivante, ce dernier effectue un bilan comprenant divers examens et traite le problème en conséquence.

Les compléments alimentaires contenant de la canneberge (cranberry ou Vaccinium macrocarpon) ont la réputation d’avoir un effet préventif sur les infections urinaires chez la femme adulte. En effet, des substances contenues dans ces fruits (proanthocyanidines) diminueraient la fixation de certaines bactéries E. coli sur les parois des voies urinaires.

 

5 juin

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