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Impétigo de l’enfant
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LA MALADIE
L’impétigo est une infection cutanée bactérienne fréquente et contagieuse chez l’enfant. La prise en charge doit être individuelle et collective.
PHYSIOPATHOLOGIE
L’impétigo est secondaire à l’infection par des streptocoques bêta hémolytiques, principalement du groupe A (Streptococcus pyogènes) ou des staphylocoques dorés. Les toxines exfoliantes phagiques sécrétées par la bactérie sont responsables du décollement.
EPIDÉMIOLOGIE
L’impétigo est l’infection cutanée bactérienne la plus fréquente de l’enfant, survenant souvent par épidémies à prédominance estivale.
COMPLICATIONS
La dissémination est la complication la plus fréquente de l’impétigo, maladie très contagieuse pouvant se développer sous forme d’épidémies dans les collectivités, crèches et écoles. La glomérulonéphrite aiguë et le rhumatisme articulaire aigu sont des complications redoutées des impétigos streptococciques, surtout dans les pays à faibles faibles niveaux de ressources, très rarement dans les pays occidentaux. Certains streptocoques sont en effet sécréteurs de protéine M, génératrice de glomérulonéphrite aiguë.
DIAGNOSTIC
La présence de croûtes suintantes mélicériques (couleur miel), le plus souvent sans fièvre ni signes généraux, évoque le diagnostic. L’interrogatoire retrace l’évolution des lésions.
Les lésions d’impétigo classique débutent souvent en zone péri-orificielle (bouche, nez), puis diffusent de proche en proche. À l’érythème initial succède une bulle superficielle, souvent non visible car se rompant rapidement et laissant place à un suintement puis à une croûte mélicérique. Des adénopathies sont parfois associées. La guérison centrale des lésions les plus anciennes peut leur donner un aspect circiné.
L’impétigo bulleux se caractérise par des lésions surtout bulleuses, souvent peu inflammatoires. Cette forme clinique est plus fréquente chez le nouveau-né et le nourrisson. Le germe responsable est presque toujours le staphylocoque doré. Les lésions évoluent vers des érosions et des croûtes.
L’echtyma est une forme profonde d’impétigo, volontiers ulcérée et croûteuse. Il se développe le plus souvent sur un terrain fragilisé sous-jacent (diabète, immunodépression). Il est le plus souvent d’origine streptococcique.
L’impétiginisation correspond à la surinfection d’une dermatose préexistante (eczéma, gale, herpès, varicelle, etc.).
Il n’est pas recommandé de réaliser un prélèvement bactériologique des lésions pour identification du germe dans une forme bénigne d’impétigo. En revanche, les formes récidivantes et les echtymas imposent un prélèvement bactériologique des lésions et des gîtes (narines principalement) pour les formes récidivantes. La réalisation de sérologies streptococciques n’est pas recommandée.
OBJECTIFS DE LA PRISE EN CHARGE
CONSEILS AUX PATIENTS
Les soins d’hygiène font partie intégrante du traitement et doivent être expliqués aux enfants dès qu’ils ont l’âge de comprendre, aux parents et aux personnes qui s’occupent des enfants :
Les cancers chez l’enfant
Le cancer chez l’enfant est une maladie rare qui représente, dans les pays développés, 1 à 2 % de l’ensemble des cancers. On dénombre près de 2 500 nouveaux cas chaque année en France, dont la moitié chez l’enfant de moins de 5 ans et 700 chez les jeunes de 15 à 18 ans. Certaines formes de cancers sont spécifiques à l’enfant et, inversement, la plupart des cancers de l’adulte n’existent pas chez l’enfant.
Si quelques facteurs favorisant le développement du cancer ont été clairement identifiés chez l’adulte (alcool, tabac, produits toxiques, virus, etc.), une cause est très rarement identifiée chez l’enfant.
En termes de traitements, des progrès considérables ont été enregistrés au cours des dernières décennies, permettant aujourd’hui de guérir quatre enfants sur cinq en moyenne, ce chiffre variant bien entendu selon le type et l’étendue du cancer au moment du diagnostic. Ces progrès sont dus essentiellement à l’introduction de chimiothérapies de plus en plus efficaces, à des collaborations entre différents spécialistes impliqués dans la prise en charge thérapeutique et à une harmonisation des procédures de traitement à l’échelon national et, de plus en plus, international. La recherche médicale fait partie intégrante des traitements et constitue la clé de voûte des progrès constatés. La préoccupation des spécialistes est d’optimiser les stratégies thérapeutiques afin de guérir plus d’enfants et, si possible, les guérir sans séquelles.
Epilepsie
Le diagnostic et le traitement de l’épilepsie ont fait des progrès considérables : aujourd’hui, avec un traitement équilibré et bien suivi, une personne épileptique peut mener une vie normale à condition de respecter certaines règles. L’épilepsie peut cependant avoir des répercussions psychologiques et sociales, notamment chez les enfants.
L’épilepsie est une maladie neurologique chronique définie par la répétition spontanée de crises provoquées par l’hyperactivité extrême d’un groupe de neurones dans le cerveau. On estime qu’il y a environ 450.000 personnes épileptiques en France. L’épilepsie peut débuter à tout âge. Elle apparaît cependant plus fréquemment aux âges extrêmes de la vie, chez l’enfant et chez les personnes âgées.
Pendant la crise, tout se passe comme si le cerveau était soudain soumis à une sorte d’orage électrique. Selon la zone du cerveau où se produit cette hyperactivité électrique, les symptômes seront différents. L’épilepsie est dite « partielle » ou « focale » lorsqu’une partie seulement du cerveau est l’objet de cette activité électrique excessive. L’épilepsie est dite « généralisée » lorsque l’ensemble du cerveau est touché.
Les crises partielles peuvent provoquer des symptômes discrets comme des hallucinations, des contractions musculaires, des fourmillements dans les membres ou des bouffées d’émotion inattendues, mais également un regard fixe, des gestes répétitifs et sans raison d’être, ainsi qu’une impossibilité de se souvenir clairement de ce qui s’est passé pendant la crise.
Les crises généralisées peuvent se traduire par des absences (surtout chez les enfants), des crises tonico-cloniques (la crise d’épilepsie « classique »), des secousses musculaires brusques ou une perte soudaine du tonus musculaire.
De nombreuses formes d’épilepsie évoluent vers une guérison spontanée au bout d’un temps variable (souvent plusieurs années). C’est le cas pour environ 60 % des patients dont les crises sont bien contrôlées par les médicaments antiépileptiques. Plus de la moitié des d’enfants épileptiques guérissent complètement avant d’atteindre l’âge adulte en raison de la maturation de leur système nerveux.
On distingue les épilepsies héréditaires (10 à 15 % de cas) et les épilepsies qui sont le symptôme d’une autre maladie :
Dans 60 % de cas, la cause de l’épilepsie reste inconnue même si l’on suspecte des lésions qui ne peuvent pas être mises en évidence malgré les moyens médicaux actuels.
Placer la personne en position latérale de sécurité dans un espace dégagé pour éviter les risques de blessure.
Desserrer ses vêtements, lui placer si possible un vêtement replié sous la tête, lui enlever si besoin ses lunettes, rester auprès d’elle et la laisser récupérer après la crise.
Il peut être intéressant pour le médecin de noter la durée de la crise.
Ne transportez pas la personne, sauf si elle se trouve dans un lieu dangereux.
Ne gênez pas ses mouvements.
Ne lui donnez pas de médicaments ou à boire pendant la crise.
L’idée selon laquelle la personne peut avaler sa langue et s’étouffer est fausse, ne mettez pas vos doigts dans sa bouche, car il y a un risque certain de morsure.
Il n’est pas forcément nécessaire d’appeler un médecin si l’on sait que la personne est épileptique. Par contre, cela est fortement recommandé :
Dans certains cas très particuliers, l’épilepsie peut être définitivement guérie en éliminant sa cause : une lésion, une tumeur ou une malformation peuvent être opérées. Cependant, dans la majorité des cas, le traitement est médicamenteux et destiné à réduire ou supprimer les crises épileptiques, tout en entraînant un minimum d’effets indésirables. Chez l’enfant, l’objectif du traitement est également de prévenir les séquelles neurologiques et psychologiques, et de limiter le retentissement de la maladie sur la scolarité.
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