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Ménopause

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hypertrophie bénigne de la prostate

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insuffisance rénale chronique

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infection urinaire

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incontinence urinaire

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Examens urinaires

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les coliques néphrétiques

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la coqueluche

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Grains de beauté

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elgydium blancheur

12 septembre

Ménopause

Même si pour la majorité des femmes, la ménopause arrive vers l’âge de 50 ans, elle peut survenir de façon naturelle entre 40 et 55 ans. La ménopause peut entraîner une grande variété de symptômes : bouffées de chaleur, règles irrégulières, sécheresse de la peau et du vagin, troubles du sommeil, irritabilité, incontinence urinaire, prise de poids, etc. Heureusement, la majorité des femmes ne connaîtront que quelques-uns d’entre eux.

L’abaissement du taux d’estrogènes caractéristique de la ménopause a des conséquences à long terme sur les os (ostéoporose) et augmente le risque cardiovasculaire.

Quelques mesures peuvent aider à passer le cap de la ménopause, même si elles n’ont pas fait l’objet d’études scientifiques :

  • Mangez de manière équilibrée et évitez les aliments épicés, la caféine (café, thé, chocolat, cola) et les boissons chaudes ou alcoolisées génératrices de bouffées de chaleur. Enrichissez votre alimentation en calcium (lait et produits laitiers, eaux minérales riches en calcium, éventuellement préparations à base de calcium).
  • Faites du sport (marche, natation, vélo, etc.) pour régulariser votre sommeil et lutter contre les troubles de l’humeur, l’ostéoporose, le surpoids, le cholestérol et les maladies cardiovasculaires.
  • Prenez le temps de vous occuper de votre corps : massages, hydratation, soins de la peau, etc.
  • En cas de sécheresse vaginale, des produits d’hygiène, vendus en pharmacie ou dans les grandes surfaces, tels que gels et liquides lubrifiants peuvent être placés à l’entrée du vagin avant chaque rapport et jouent le même rôle que les sécrétions physiologiques.

Lorsque les troubles liés à la ménopause sont handicapants, leur traitement médical repose sur la prescription d’hormones sexuelles, les estrogènes et la progestérone, destinées à compenser la chute de leur taux sanguin (c’est le traitement hormonal de substitution ou THS).

Les études ont montré que le THS, pris pendant plusieurs années, augmente le risque de maladies cardiovasculaires et d’accidents vasculaires cérébraux. Le THS combinant estrogènes et progestérone augmente également le risque de cancer du sein (mais diminue le risque de cancer de l’utérus).

Pour ces raisons, le THS est contre-indiqué chez les femmes qui ont des antécédents personnels de maladie cardiovasculaire, qui ont déjà souffert d’un cancer du sein ou de l’utérus, ou qui présentent des hémorragies vaginales anormales.

Pour les autres femmes, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a émis des recommandations claires :

  • le THS est indiqué chez les femmes souffrant de troubles liés à la ménopause (notamment de bouffées de chaleur) avec un retentissement important sur la qualité de vie. Un THS peut alors être instauré si la femme le souhaite, à la plus petite dose efficace, pour la durée la plus courte possible, avec une information claire sur les risques. Une réévaluation régulière doit être assurée par le médecin traitant.
  • le THS est également indiqué chez les femmes ménopausées présentant un risque élevé de fractures, mais seulement en cas d’intolérance ou de contre-indication aux autres traitements indiqués dans la prévention de l’ostéoporose.

Si vous vous interrogez sur l’opportunité d’un THS, parlez-en avec votre médecin ou votre gynécologue. Faites-vous expliquer clairement l’utilité d’un traitement dans votre cas et sur ses éventuels risques et bénéfices.

De nombreux compléments alimentaires sont proposés pour soulager ces troubles en stimulant ou en remplaçant la production d’hormones sexuelles : phytoestrogènes du soja (isoflavones), du trèfle rouge, de l’actée à grappes noires, de l’igname sauvage ou yam, etc. Leur usage doit impérativement se faire sous contrôle médical.

En 2012, faute de preuves d’efficacité convaincantes, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant des isoflavones (phytoestrogènes) de prétendre favoriser la qualité des cheveux et la tonicité de la peau, ou de maintenir le bon fonctionnement des articulations, pendant et après la ménopause.

Récemment, les autorités sanitaires ont mis en garde les consommatrices de phytoestrogènes : ces produits pourraient entraîner les mêmes risques que les estrogènes du traitement hormonal de substitution pour une efficacité moindre. Les recommandations officielles déconseillent aux femmes qui ont des antécédents de cancer du sein ou de l’utérus de prendre ce type de produits.

Sexualité et contraception
5 septembre

hypertrophie bénigne de la prostate

La prostate est une petite glande de la taille d’une noix située sous la vessie. Elle entoure la partie supérieure de l’urètre, le tube urinaire, à l’endroit où celui-ci rejoint la vessie. Cette glande a tendance à prendre du volume à l’approche de la quarantaine, et continue à grossir avec l’âge. Si la prostate devient trop volumineuse, elle risque d’étrangler l’urètre et de gêner l’émission d’urine. Cette croissance excessive est appelée hypertrophie ou hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) ou adénome de la prostate.

L’HBP n’occasionne aucun symptôme pour deux tiers des hommes de plus de 50 ans, mais les risques de voir se développer des troubles urinaires augmentent avec l’âge : après 60 ans, 60 % des hommes souffrent de troubles de la prostate et ce chiffre passe à 90 % après 85 ans.

Lorsque l’adénome de la prostate gêne la vidange de la vessie, uriner devient difficile : l’émission d’urine est lente à démarrer, le flux est faible et saccadé, et des gouttes d’urine continuent à s’écouler pendant une minute ou deux. Après avoir uriné, l’impression que la vessie n’est pas vraiment vide persiste. Les parois de la vessie et de l’urètre, irritées, provoquent une fausse envie d’uriner plus fréquemment, ce qui s’avère particulièrement gênant la nuit. Parfois, des douleurs sont ressenties dans le bas du dos, le bassin ou le haut des cuisses.

Une vessie qui ne se vide pas correctement augmente le risque d’infection urinaire et de problèmes rénaux. Certains hommes qui souffrent d’HBP sont victimes de calculs urinaires dans la vessie ou d’infections urinaires à répétition. On observe parfois des problèmes de rétention urinaire et, de manière très occasionnelle, une obturation complète de l’urètre qui constitue alors une urgence médicale : c’est la rétention d’urines aiguë.

L’hypertrophie bénigne de la prostate n’augmente pas le risque de développer un cancer de la prostate. Néanmoins, les deux maladies peuvent présenter de symptômes similaires bien que, la plupart du temps, le cancer de la prostate ne provoque aucun symptôme. Il est possible de souffrir à la fois d’un adénome de la prostate et d’un cancer de la prostate.

Des modifications de la production d’hormones mâles, liées à l’âge, pourraient être à l’origine de l’HBP, mais cette hypothèse n’a pas encore été confirmée. Certains médicaments sont susceptibles d’aggraver ces troubles et peuvent même déclencher une rétention d’urine : n’oubliez pas de signaler à votre médecin ou à votre pharmacien les problèmes urinaires que vous rencontrez.

  • Si vous avez conservé une activité sexuelle, vous pouvez continuer, elle pourrait même être bénéfique en ralentissant l’évolution de l’adénome.
  • Urinez quand vous en avez envie. Se retenir longtemps d’uriner peut irriter la vessie ou provoquer un blocage urinaire.
  • Après 19 heures, buvez modérément pour éviter de devoir vous lever la nuit.
  • Évitez certains aliments. Les plats épicés et salés, l’alcool, les boissons riches en caféine (café, thé, colas) et le chocolat aggravent les symptômes de l’HBP.
  • Évitez les médicaments déconseillés en cas d’adénome de la prostate (c’est indiqué dans la notice).

Le toucher rectal est l’examen médical qui permet de dépister des anomalies de la prostate. Le médecin met un gant en latex et insère un doigt dans le rectum pour palper la prostate à travers la paroi de l’intestin. Il peut ainsi repérer des modifications de sa taille et de sa consistance. Dans le cas d’une HBP, la prostate est plus volumineuse mais elle reste souple et sa forme reste inchangée. Si le médecin sent des bosses ou un durcissement, il procède à d’autres examens pour en déterminer les causes : échographie, radiographie, dosage sanguin, etc. Le toucher rectal n’est habituellement pas douloureux mais beaucoup d’hommes le trouvent embarrassant.

En général, les symptômes de l’HBP sont suffisamment mineurs pour ne pas justifier de traitement et ils ne s’aggravent pas avec le temps. Seuls 15 % des cas d’HBP nécessitent une prise en charge médicale pour éviter les complications.

Les médicaments appelés alphabloquants sont utilisés pour détendre les muscles de la vessie, de l’urètre et de la prostate et faciliter le passage de l’urine. Leur effet est rapide. D’autres substances, les inhibiteurs de la 5-alpha réductase, sont également prescrites pour freiner l’augmentation de la taille de la prostate, en bloquant l’action de la testostérone (hormone mâle). Leur effet est similaire à celui des alphabloquants, mais plus lent à apparaître.

Certains extraits de plantes peuvent contribuer à soulager les troubles liés à l’hyperplasie de la prostate. Pendant de longues années, ils étaient d’ailleurs les seuls traitements médicamenteux proposés aux patients.

Tous ces médicaments sont utilisés pour tenter d’éviter ou de retarder la chirurgie. Toutefois, l’intervention chirurgicale sous anesthésie demeure le seul moyen d’éliminer définitivement le problème.

Reins et voies urinaires
29 août

insuffisance rénale chronique

L’insuffisance rénale chronique (également appelée maladie rénale chronique) est la diminution progressive et irréversible de la capacité des reins à assurer leurs fonctions de filtration du sang, de régulation de sa composition et de sécrétion d’hormones. La dialyse et la greffe de rein sont les traitements les plus fréquents de cette maladie grave dont les symptômes n’apparaissent que tardivement.

L’insuffisance rénale chronique est le plus souvent la conséquence d’une autre maladie, en particulier du diabète et de l’hypertension artérielle.

D’autres maladies agissent de manière similaire à perturbant la microcirculation sanguine dans les reins : les maladies auto-immunes (par exemple, le lupus, la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn, la maladie de Berger, le purpura rhumatoïde, etc.), ou l’excès de cholestérol sanguin. L’obésité et le tabagisme augmentent également le risque de souffrir d’insuffisance rénale chronique.

Les symptômes de l’insuffisance rénale chronique apparaissent plusieurs années après le début de la maladie. De ce fait, sans suivi médical régulier, le diagnostic d’insuffisance rénale chronique est fait tardivement, lorsque les reins sont déjà très endommagés par la maladie.

L’accumulation de déchets du métabolisme (acide urique, urée, créatinine, etc.) dans le sang peut entraîner des nausées, des vomissements et une perte d’appétit. L’accumulation de l’eau dans les tissus provoque des gonflements (œdèmes), voire une accumulation d’eau dans les poumons (« œdème aigu du poumon »).

Parce que les reins sont responsables de la sécrétion d’une hormone, l’érythropoïétine, qui stimule la production de globules rouges par la moelle osseuse, l’insuffisance rénale chronique provoque une anémie, responsable de fatigue et d’essoufflement.

Le traitement de l’insuffisance rénale chronique varie selon sa sévérité. Lorsque les reins sont encore capables d’assurer l’élimination des déchets du métabolisme, son traitement repose sur la prise en charge de la maladie qui en est la cause, sur des mesures diététiques et d’hygiène de vie, ainsi que sur la prescription de certains médicaments.

Lorsque la capacité des reins est réduite de 85 %, le recours à la dialyse (« rein artificiel ») ou à la greffe de rein s’impose, accompagnée de la prescription de divers médicaments destiné à compenser les effets négatifs de l’insuffisance rénale.

Les mesures diététiques et d’hygiène de vie contre l’insuffisance rénale chronique

Pour essayer d’alléger le travail des reins, la consommation quotidienne de protéines peut être réduite. De plus, lorsqu’une hypertension artérielle est présente, il peut également être demandé au patient de contrôler sa consommation de sel, voire de matières grasses en cas d’obésité ou d’excès de cholestérol. Enfin, dans les stades les plus avancés et chez les personnes en dialyse, le médecin peut limiter la quantité de liquides ingérés chaque jour.

Un programme d’arrêt du tabac doit être mis en place et la consommation de boissons alcoolisées doit rester exceptionnelle. L’activité physique adaptée, pratiquée régulièrement, exerce une influence positive sur le contrôle de la maladie.

Les médicaments prescrits pour traiter l’insuffisance rénale chronique

Les médicaments utilisés dans le traitement de l’insuffisance rénale chronique peuvent être destinés à augmenter la production d’urines (diurétiques), à lutter contre l’hypertension artérielle (antihypertenseurs), à réduire la production d’acide urique, à contrôler le taux sanguin de cholestérol (statines), ou à normaliser les concentrations sanguines de phosphore, de calcium ou de composés acides.

La greffe de rein contre l’insuffisance rénale chronique

La greffe de rein est le traitement de choix de l’insuffisance rénale chronique. Elle peut être réalisée à partir d’un rein obtenu sur une personne décédée ou donné par une personne de la famille du patient. Après la greffe, un traitement médicamenteux est prescrit à vie pour éviter le rejet. La qualité de vie et l’autonomie des patients greffés est supérieure à celles des patients dialysés.

Malheureusement, la greffe de rein n’est pas possible chez les personnes très âgées et chez celles qui souffrent de maladies qui réduisent considérablement leur espérance de vie.

La dialyse dans le traitement de l’insuffisance rénale chronique

La dialyse est une technique destinée à éliminer les déchets du métabolisme dans un liquide neutre (le « dialysat ») à travers une membrane de filtration qui le met en contact avec le sang du patient. Le choix de la technique de dialyse se fait selon les capacités et la préférence du patient, et selon ses antécédents médicaux. L’hémodialyse est la plus courante : elle se pratique dans un centre spécialisé. Le patient est connecté à une machine dans laquelle son sang va passer au contact d’une membrane synthétique elle-même au contact du dialysat. Le sang filtré est ensuite réinjecté au patient.

Une séance d’hémodialyse doit être renouvelée trois fois par semaine en moyenne. Ses complications à long terme touchent les articulations, ainsi que le cœur et les vaisseaux sanguins (risque augmenté d’angine de poitrine, d’AVC, ou d’infarctus du myocarde).

Reins et voies urinaires
22 août

infection urinaire

Les femmes sont les principales victimes des cystites, ces inflammations de la vessie le plus souvent dues à une infection bactérienne. Les cystites, qui provoquent de fréquentes envies d’aller aux toilettes et des douleurs en urinant, comptent parmi les infections urinaires les plus courantes.

Dans la plupart des cas, les cystites n’entraînent pas de complications. Toutefois, en l’absence de traitement, l’infection peut remonter le long de l’uretère (le canal qui relie les reins à la vessie) et atteindre le rein : c’est la pyélonéphrite.

La cystite interstitielle est une inflammation chronique de la vessie relativement rare. D’origine inconnue, elle ne doit pas être confondue avec la cystite bactérienne. Cette maladie touche surtout les femmes jeunes (de 30 à 40 ans). Elle se traduit par des douleurs intenses du bas-ventre et le besoin fréquent d’uriner, de jour comme de nuit. La cystite interstitielle est à l’origine de véritables handicaps, les personnes atteintes n’osant plus s’éloigner des toilettes.

Fréquentes au cours de la grossesse, les cystites ne sont pas toujours faciles à identifier. Le médecin ou la sage-femme en charge du suivi de la grossesse peut donc demander à la future mère de réaliser des bandelettes urinaires chaque mois afin de dépister une éventuelle infection.

Les femmes souffrent plus fréquemment que les hommes de cystites, souvent à répétition, car leur urètre (le canal qui relie la vessie à l’extérieur) est plus court. L’entrée de micro-organismes infectieux ¯ généralement des bactéries Escherichia coli ¯ dans la vessie s’en trouve facilitée. La grossesse, ainsi que certaines maladies, augmentent le risque d’inflammation de la vessie : malformation des voies urinaires, calculs dans les reins ou la vessie, diabète, etc. Mais, le plus souvent, on ne trouve aucune cause précise à la cystite chez les femmes. En revanche, lorsqu’une infection urinaire survient chez un homme, elle est souvent liée à une hypertrophie bénigne de la prostate ou à une inflammation de celle-ci (prostatite).

  • Buvez autant que possible lorsque vous êtes au tout début de la cystite. C’est la mesure la plus importante à prendre : uriner souvent empêche les micro-organismes de remonter vers les reins et de déclencher ainsi des complications.
  • Si un traitement antibiotique est prescrit par un médecin, réduisez les boissons en attendant que le traitement fasse effet et atténue les douleurs liées à la miction.
  • En dehors des crises, surtout si vous avez des cystites récidivantes, il faut boire au moins un litre et demi d’eau par jour en plus des boissons habituelles.

Certaines mesures d’hygiène simples semblent diminuer le risque de survenue de cystite ou leur récidive :

  • Buvez plus d’un litre et demi d’eau par jour.
  • Ne retenez pas un besoin d’uriner. Un soulagement trop rare de la vessie favorise la prolifération des micro-organismes.
  • Tenez propres les parties intimes de votre corps. Attention à l’usage excessif des produits de toilette qui irritent et facilitent la prolifération des micro-organismes. Utilisez un gel lavant doux, sans savon.
  • Urinez rapidement après les rapports sexuels afin d’éliminer en partie les micro-organismes.
  • Après avoir uriné ou être allée à la selle, essuyez-vous toujours d’avant en arrière, en direction de l’anus.
  • Portez des sous-vêtements en coton.
  • Arrêtez l’utilisation éventuelle de spermicides.

En cas de doute (brûlure ou douleur en urinant…), l’utilisation d’une bandelette urinaire réactive est très utile pour dépister une infection urinaire. Elle est fréquemment pratiquée en cabinet médical. Elle permet de diagnostiquer une cystite par la mise en évidence dans les urines de leucocytes (globules blancs) et/ou de nitrites.

Le médecin peut aussi prescrire une analyse plus complète en laboratoire (ECBU) pour déterminer quel germe est  à l’origine de l’infection.

En cas de cystite sans signe de gravité, le médecin prescrit généralement un traitement antibiotique de courte durée (en une seule dose ou sur cinq jours). Plusieurs familles d’antibiotiques peuvent être utilisées. De plus, si les épisodes de cystite se répètent, le médecin pourra, dans certains cas, prescrire un traitement antibiotique d’avance, à prendre dès les premiers symptômes ; cette forme d’automédication contrôlée est possible.

Si les symptômes persistent malgré le traitement, il faut reprendre contact avec le médecin. En cas d’infection récidivante, ce dernier effectue un bilan complémentaire comprenant divers examens et traite le problème en conséquence.

Reins et voies urinaires
15 août

incontinence urinaire

L’incontinence urinaire est la perte involontaire d’urine. Elle touche les femmes plus que les hommes et se produit plus fréquemment après 50 ans. Il s’agit d’une affection handicapante et humiliante qui est trop souvent passée sous silence. Pourtant, l’incontinence n’est pas un problème inéluctable et des solutions existent.

Chez les femmes, on distingue plusieurs types d’incontinence.

  • L’incontinence d’effort survient lors d’un effort avec augmentation de la pression abdominale (en toussant, en éternuant, en riant, en faisant du sport, etc.). Ce type de fuite urinaire représente 75 % des cas d’incontinence urinaire.
  • L‘incontinence par impériosité (ou vessie instable) se caractérise par des envies pressantes et incontrôlables et s’observe plutôt chez les femmes de plus de 65 ans.
  • L’incontinence mixte associe les deux formes précédentes.

Chez les hommes, l’incontinence urinaire est rare (sauf incontinence d’effort se produisant après une opération pour cancer de la prostate). L’incontinence peut aussi être la conséquence de difficultés à uriner (par exemple, lorsque la prostate est trop grosse). La vessie se vide mal et l’urine coule en permanence goutte à goutte : c’est l’incontinence par regorgement.

L’incontinence d’effort est due à un relâchement du muscle qui ferme la vessie et des muscles du périnée. Les changements hormonaux de la ménopause contribuent à ce relâchement et expliquent la fréquence de cette forme d’incontinence chez les femmes de plus de 50 ans. Les accouchements répétés contribuent à l’apparition de ce désagrément. Pour éviter cette complication, une dizaine de séances de rééducation du périnée est systématiquement prescrite après chaque accouchement.

L’incontinence par impériosité est le résultat d’une trop grande sensibilité de la vessie qui se contracte alors qu’elle n’est pas pleine. Cette contraction déclenche l’envie d’uriner. Elle peut être liée à une autre maladie (infection urinaire ou vaginale, calcul urinaire ou polype dans la vessie, etc.). Certaines femmes sont, de par la morphologie de leur appareil urinaire, plus sujettes à l’incontinence.

  • Musclez votre périnée. Faire travailler les muscles du périnée permet de renforcer leur tonus et donc de mieux contrôler l’émission d’urine. Les exercices dits de Kegel sont faciles à réaliser. Ils sont très efficaces contre l’incontinence d’effort. Contractez fortement les muscles de votre périnée comme si vous désiriez arrêter brusquement d’uriner. Gardez la position deux ou trois secondes avant de les relâcher. Il est recommandé de faire trois séries de quinze contractions réparties sur la journée et ce, trois fois par semaine. Réalisé régulièrement, il semble que cet exercice permette de prévenir l’incontinence d’effort.
  • Réduisez votre consommation d’alcool, de thé, de café et les colas. Ces boissons stimulent l’envie d’uriner. Évitez d’en boire plus d’une ou deux fois par jour ou supprimez-les.
  • Ne buvez pas trop le soir. Cela évite à la vessie d’être trop tendue pendant la nuit. Boire suffisamment étant primordial pour la santé, mieux vaut vous désaltérer le matin et pendant l’après-midi.
  • Évitez les sports qui forcent sur le périnée, c’est-à-dire qui nécessitent de faire des efforts en bloquant sa respiration.

Dans le cas d’une incontinence d’effort liée à la ménopause, il est possible de mettre en place un traitement pour corriger les déficits en estrogènes. Un travail de musculation du périnée par électrostimulation (similaire à celui proposée aux jeunes mamans) est prescrit systématiquement. Si les muscles du périnée sont trop relâchés, une bandelette de polymère peut être posée à travers le vagin et la peau de l’abdomen lors d’une intervention chirurgicale d’une demi-heure sous anesthésie locale ou péridurale (méthode TVT). Cette intervention, qui doit être réalisée par un chirurgien habitué à cette technique, permet de soutenir le canal de l’urètre et de faciliter la rétention d’urine.

Dans le cas d’une incontinence par impériosité, des antispasmodiques urinaires peuvent être prescrits. Ils luttent contre la réactivité excessive de la vessie. Il existe également des appareils placés sous la peau qui envoient des petites impulsions électriques destinées à réduire l’activité de la vessie.

Lorsque les fuites urinaires ne sont pas contrôlées et gênent la vie quotidienne, on trouve en pharmacie et en grande surface diverses solutions de substitution tels que des protège-slips ou des sous-vêtements étanches (couches culottes pour adultes) qui permettent de se sentir à l’aise et au sec.

Reins et voies urinaires
8 août

Examens urinaires

Que ce soit pour diagnostiquer et soigner une infection urinaire, explorer le fonctionnement de certains organes, identifier l’usage de stupéfiants ou savoir si l’on est enceinte, les analyses d’urine apportent de nombreuses informations concernant notre santé. Quels sont les usages de ce type d’examen complémentaire ? Comment en interpréter les résultats ?

L’examen urinaire le plus souvent prescrit est l’ECBU, l’examen cytobactériologique des urines. Comme son nom l’indique, il recherche à la fois des cellules (cyto-, la cellule en grec) et des bactéries. Les cellules en question sont en particulier celles du système immunitaire qui s’activent lors d’une infection.

Pour ne pas contaminer un prélèvement d’urines, il est préférable de commencer par se laver soigneusement les mains au savon, ainsi que la vulve ou le pénis, en rinçant bien pour éliminer le savon.

Ensuite, on évite de prélever le premier jet d’urine qui risque d’avoir été contaminé par les germes résiduels présents sur les organes génitaux, et on urine ensuite dans le flacon sans le remplir complètement. Le flacon est ensuite hermétiquement fermé et porté au laboratoire d’analyses dès que possible accompagné de l’ordonnance et de l’heure du prélèvement. En cas d’empêchement, il est possible de le placer quelques heures au réfrigérateur (4°C).

Les bandelettes multi-usages permettent de tester les urines pour de nombreux paramètres sans être forcé de porter les urines au laboratoire. Parmi les éléments qui peuvent être détectés ou mesurés au cabinet du médecin ou à domicile :

  • le glucose : un taux sanguin de glucose (glycémie) supérieur à 1,8 g/l se traduit par un taux de glucose plus élevé dans les urines, ce qui peut permettre de diagnostiquer un diabète ou de repérer un traitement antidiabétique mal équilibré.
  • les corps cétoniques : ces substances sont présentes dans les urines en cas de diabète non traité ou mal contrôlé, ou lorsque les personnes ont une alimentation très déséquilibrée (par exemple un régime hypocalorique drastique).
  • le pH : des urines acides ou alcalines (basiques) peuvent indiquer un éventuel déséquilibre acido-basique de l’organisme. Un pH durablement alcalin peut indiquer une infection urinaire.
  • les protéines : normalement, il y a peu de protéines dans les urines. Une concentration importante de protéines dans les urines peut indiquer une maladie rénale, par exemple liée à un diabète ou une hypertension artérielle.
  • les hématies : l’excès de globules rouges dans les urines est le plus souvent lié à une inflammation, la présence de calculs, une maladie du rein ou, parfois, une tumeur du rein ou de la vessie. Il peut également s’agir de la conséquence d’un traitement anticoagulant mal équilibré.
  • les leucocytes : les bandelettes donnent une idée de la présence de globules blancs dans les urines et peuvent amener le médecin à demander un ECBU si une infection est suspectée.
  • les nitrites : la bactérie que l’on retrouve le plus fréquemment en cas d’infection urinaire (E. coli) transforme les nitrates issus de l’alimentation en nitrites. Il en est de même pour d’autres bactéries liées aux cystites. De ce fait, la présence de nitrites dans les urines est un indicateur d’infection urinaire.
  • la bilirubine : la bilirubine est une substance issue de la dégradation des globules rouges. Lorsqu’elle est présente en trop grandes quantités dans les urines, cela peut indiquer une maladie du foie ou un blocage des voies d’excrétion de la bile.
  • l’urobilinogène : comme la bilirubine, l’urobilinogène en grande quantité dans les urines peut indiquer une maladie du foie (hépatite, cirrhose) ou une destruction massive de globules rouges du fait d’une maladie.

La lecture des bandelettes urinaires se fait à l’aide d’une échelle colorimétrique habituellement imprimée sur leur emballage, après un temps de réaction chimique qui dépend selon le paramètre mesuré.

Les tests de grossesse urinaires détectent la présence de bêta-hCG (hormone chorionique gonadotrope humaine ou gonadotrophine chorionique humaine), une hormone qui apparaît dans le sang et dans les urines en début de grossesse.

Le plus souvent, les tests de grossesse recommandent une utilisation le premier jour de retard des règles. Avant cette date (mais au moins 10 jours après l’éventuelle fécondation), mieux vaut utiliser :

  • soit un test dit « très précoce », qui est utilisable à partir de 10 à 12 jours après la fécondation ;
  • soit un test dit « précoce » (sensibilité à partir de 20 UI/l de bêta-hCG) réalisable deux à trois jours avant la date d’apparition supposée des règles.

Des tests de sensibilité minimale égale à 25 UI/l existent également, à utiliser la veille du jour où les règles sont supposées revenir. Enfin, des tests plus anciens, moins sensibles, existent encore mais sont moins utilisés.

Dans tous les cas, il est préférable d’effectuer le test avec la première urine du matin, plus concentrée en bêta-hCG pour peu que l’on n’ait pas trop bu de liquides la veille au soir. Le délai de lecture du test est indiqué sur sa notice. Attention, cinq minutes après le moment supposé de la lecture le résultat n’est plus aussi fiable (et il ne l’est plus du tout dix minutes après le moment supposé de la lecture). Lisez attentivement la notice.

Les tests urinaires de grossesse sont très fiables s’ils sont utilisés correctement  lors de la période préconisée en fonction du type de test. Dans certains cas, un test de grossesse urinaire peut néanmoins être faussement négatif. C’est le cas s’il est effectué trop tôt après la fécondation (ou si vous utilisez un test trop peu sensible considérant le délai écoulé depuis la fécondation), ou si les urines sont trop diluées par des boissons excessives dans les heures précédant le test.

Un test de grossesse peut également être faussement positif lorsque la femme prend certains traitements hormonaux à base d’alpha-hCG, par exemple contre l’infertilité. Les femmes qui prennent ce type de traitement sont habituellement averties par leur gynécologue ou leur pharmacien. En revanche, la prise d’une pilule contraceptive ne peut pas fausser positivement un test de grossesse.

D’autres médicaments hormonaux prescrits en cas d’infertilité féminine peuvent modifier la durée du cycle ce qui peut avoir un impact sur la date à laquelle effectuer le test urinaire. Mieux vaut s’informer auprès de son gynécologue. L’allaitement maternel peut également modifier la durée des cycles donc rendre l’usage de ces tests plus délicat.

Examens, tests et analyses médicales
31 juillet

les coliques néphrétiques

Les coliques néphrétiques sont dues à la présence de calculs au niveau des reins. Lorsqu’elles sont en concentration excessive pendant des mois ou des années, certaines substances éliminées dans l’urine (oxalate de calcium, phosphate de calcium, cystine, acide urique, etc.) forment des cristaux dans les reins ou dans la vessie. Ceux-ci peuvent s’agréger et former des petites particules solides, les calculs urinaires ou calculs rénaux, qui bouchent les canaux par lesquels l’urine est évacuée ou s’accumulent dans la vessie. Cette maladie, appelée lithiase urinaire ou urolithiase, touche près de 10 % des hommes et 5 % des femmes au moins une fois dans leur vie.

La lithiase urinaire est une maladie récidivante : chez la moitié des personnes qui ont connu une crise de colique néphrétique, une deuxième crise est observée dans les cinq années suivantes. Cette tendance aux rechutes justifie la mise en place de mesures destinées à les prévenir.

Lorsqu’ils sont minuscules, les calculs peuvent être éliminés par les voies naturelles et peuvent parfois entraîner la présence de sang dans les urines. La manifestation la plus connue de la lithiase urinaire survient lorsque les calculs se bloquent dans les reins. Des douleurs très intenses se propageant du milieu du dos vers l’aine sont alors ressenties, parfois accompagnées de nausées et de vomissements : c’est la colique néphrétique. S’ils ne sont pas pris en charge médicalement, les calculs rénaux peuvent provoquer une infection du rein, voire une insuffisance rénale ou une septicémie.

Il existe souvent une prédisposition familiale à la survenue de lithiase urinaire : les personnes qui ont des taux sanguins d’acide urique élevés (celles qui sont prédisposées aux crises de goutte) ont un risque plus important. Chez les personnes qui ont un terrain propice, une hydratation insuffisante et un régime alimentaire riche en protéines et en sel favorise la formation de calculs urinaires. Les personnes qui souffrent d’obésité ou d’hypertension artérielle présentent également un risque plus élevé.

Un dérèglement des glandes parathyroïdes (qui contrôlent le taux de calcium dans le sang), peut également en être la cause. De plus, certains médicaments tels que la sulfadiazine ou l’indinavir, l’abus de médicaments laxatifs (ou une diarrhée chronique), ainsi qu’un excès d’apport de vitamine D peuvent également favoriser l’apparition d’urolithiase.

Attention, si vous suspectez un début de colique néphrétique, ne buvez pas de grandes quantités de liquides en espérant chasser le calcul ! L’accumulation d’urine dans le canal bouché ne ferait qu’aggraver la douleur. Vous pouvez éventuellement prendre un médicament antalgique (par exemple, un anti-inflammatoire non stéroïdien) ou un médicament antispasmodique. Consultez votre médecin si la douleur persiste au-delà de quelques heures.

Il est également recommandé de tamiser les urines à l’aide d’un grand filtre à café ou d’une petite passoire (passette). Tous les calculs retrouvés ainsi doivent être conservés pour analyse.

La température doit être prise tous les matins. En cas de fièvre supérieure à 38 °C, il faut consulter un médecin en urgence.

Même si la douleur a disparu, les examens prescrits par le médecin doivent être réalisés.

Le premier traitement prescrit par le médecin vise à soulager la douleur des coliques, avec des antalgiques adaptés à l’intensité de la crise. En l’absence de contre-indication, les AINS sont privilégiés car ils diminuent le tonus musculaire des voies urinaires et réduisent le gonflement inflammatoire au niveau du calcul.

Ensuite, le médecin essaie de favoriser l’élimination du calcul urinaire par les voies naturelles soit par effet chimique en modifiant la composition des urines (permettant ainsi aux calculs de se dissoudre), soit par effet physique (lithotritie extra-corporelle) pour les disloquer. La lithotritie repose sur l’usage d’ultrasons pour générer des ondes de choc qui vont désintégrer les calculs. Cette procédure est indolore et ne nécessite habituellement pas d’hospitalisation.

Dans les cas difficiles ou ceux où la lithotritie est contre-indiquée, la chirurgie peut être nécessaire pour détruire ou extraire les calculs.

Chez les personnes sujettes aux coliques néphrétiques, certaines mesures simples permettent de diminuer le risque de connaître une nouvelle crise.

  • Buvez au moins deux litres d’eau par jour. Lorsqu’il fait chaud, ou lors d’activité sportive, il est nécessaire de boire davantage, au moins trois litres dans la journée. Idéalement, les urines devraient rester pâles en toute circonstance. Évitez les eaux minérales trop riches en calcium. Les eaux minérales riches en bicarbonates sont à privilégier.
  • Réduisez votre consommation de protéines. La consommation quotidienne de protéines ne devrait pas dépasser un gramme de protéines par jour et par kilo de poids (par exemple, 70 g par jour pour un homme de 70 kg).
  • Réduisez votre consommation de sel.
  • Enrichissez votre alimentation en fruits et légumes, en particulier ceux riches en potassium qui favorise l’élimination du calcium : banane, pommes de terre, fèves, par exemple.
  • Attention à certains aliments. Les abats, les fruits de mer, les asperges, la rhubarbe, le cresson, l’oseille, les épinards, le fenouil, les fruits rouges, les fruits secs, le persil ou la moutarde en grande quantité, le café soluble, le chocolat, le thé longuement infusé et le vin blanc ont la réputation de favoriser l’apparition de calculs urinaires.

Au-delà de ces mesures diététiques, le médecin organise un suivi médical pour évaluer la croissance ou la formation de nouveaux calculs. Il peut prescrire des médicaments destinés à prévenir l’apparition de calculs.

Reins et voies urinaires
25 juillet

la coqueluche

Qu’est-ce que la coqueluche ?

La coqueluche est une infection respiratoire bactérienne très contagieuse et potentiellement grave chez le nourrisson. Elle est due à une bactérie appelée Bordetella pertussis. La contamination se fait de personne à personne par les gouttelettes de salive, lorsque le malade tousse, éternue ou parle. Les symptômes apparaissent une dizaine de jours après la contamination.

Quels sont les symptômes de la coqueluche ?

Chez les enfants, les premiers symptômes de la coqueluche sont une toux banale ou un simple rhume, avec une légère fièvre. Au bout d’une semaine ou deux, la toux se transforme en quintes répétées et sévères, suivies d’inspirations bruyantes, surtout la nuit (souvent comparées au chant du coq). Pendant les quintes, le malade tousse en tirant la langue, devient rouge, voire bleu à cause du manque d’oxygène. Ces accès de toux sont parfois accompagnés de crachats et de vomissements. L’enfant mange peu, maigrit et peut se déshydrater.
Chez les bébés, la maladie se traduit par une toux quinteuse prolongée, parfois asphyxiante. Les inspirations bruyantes (chant du coq) sont souvent absentes.
Chez les adolescents et les adultes, la coqueluche se résume souvent à une toux persistante (qui peut durer entre deux à six semaines), fatigante, qui fragilise les personnes âgées ou les sujets en mauvaise santé.
Chez la femme enceinte, les quintes de toux peuvent être inconfortables et provoquent parfois des contractions utérines.

Quelles sont les complications de la coqueluche ?

La coqueluche peut devenir grave, surtout chez le nourrisson où elle se complique parfois de convulsions, de troubles cardiaques ou de difficultés respiratoires.

Chez l’adulte comme chez l’enfant, les complications sont plus rares et moins graves : otite ou pneumonie.

Que fait le médecin en cas de coqueluche ?

En présence des symptômes de la coqueluche, le médecin confirme le diagnostic grâce à des examens biologiques : prélèvement des sécrétions du nez (recherche de l’ADN de la bactérie), éventuellement prises de sang.
Un antibiotique est prescrit au malade, afin qu’il ne soit plus contagieux pour son entourage. Malheureusement, l’antibiotique a peu d’effet sur l’évolution des symptômes.
Une hospitalisation est nécessaire pour les nourrissons de moins de trois mois pour surveiller la fonction pulmonaire et cardiaque.

Quelles sont les mesures à prendre en cas de coqueluche ?

  • Il faut prévenir la crèche, l’école ou le lieu de travail dès que le diagnostic est établi.
  • L’éviction des collectivités (crèche, établissement scolaire…) doit durer cinq jours à partir du début du traitement antibiotique (ou 3 jours si le malade est traité avec un antibiotique contenant de l’azithromycine).
  • Lors des quintes de toux de votre enfant, faites le asseoir et, s’il est assez grand, faites-le cracher pour dégager ses voies respiratoires.
  • Veillez à boire beaucoup ou à faire boire votre enfant. Assurez-vous que votre enfant mange suffisamment pour éviter qu’il ne s’affaiblisse.
  • Evitez les facteurs déclencheurs de la toux : fumée de cigarette, aérosols, vapeurs de produits ménagers, poussière, etc.

Comment prévenir la coqueluche ?

Les vaccins en prévention de la coqueluche

Le meilleur moyen de prévention contre la coqueluche reste la vaccination, même si l’immunité obtenue par la vaccination n’est pas acquise à vie.
Le premier vaccin contre la coqueluche est arrivé en France en 1959. La généralisation de la vaccination contre la coqueluche s’est faite à partir de 1966 et a entraîné une chute importante du nombre de cas. Néanmoins, la maladie continue de circuler, car à l’inverse de nombreuses maladies infantiles, il est possible d’avoir plusieurs fois la coqueluche durant sa vie. De plus, si le vaccin est efficace, l’immunité obtenue ne dure qu’une dizaine d’années. Ainsi, il a été signalé des cas de nourrissons non encore protégés par la vaccination contaminés par des adultes et d’adolescents ayant perdu leur immunité.
Afin de protéger les nourrissons contre la coqueluche et de prévenir les formes graves, les autorités de santé proposent désormais la mise en œuvre de 3 mesures complémentaires :
  • la vaccination directe : vaccination obligatoire de tous les nourrissons à partir de l’âge de 2 mois, et administration de rappels jusqu’à l’âge adulte (jusqu’à 25 ans avec rattrapage possible jusqu’à 39 ans) ;
  • la vaccination systématique des femmes enceintes à partir du 2e trimestre de la grossesse (pour chacune des grossesses), ce qui assure le passage d’anticorps maternels au fœtus, permettant ainsi une protection indirecte dès la naissance en attendant la vaccination du nourrisson ;
  • la stratégie dite « de cocooning » : en l’absence de vaccination de la mère au cours de la grossesse, la vaccination des adultes susceptibles d’être en contact étroit avec le nourrisson durant ses 6 premiers mois de vie afin d’éviter que des adultes qui auraient perdu leur immunité puissent être atteints de la maladie et contaminer les nourrissons non encore protégés par la vaccination.
Les vaccins contre la coqueluche disponibles en France ne contiennent pas la bactérie, mais uniquement des antigènes de la bactérie. Les vaccins destinés aux rappels chez l’enfant et l’adulte, notamment pendant la grossesse, contiennent des doses réduites d’antigènes coquelucheux afin d’être mieux tolérés. Ils sont toujours combinés à d’autres vaccins, notamment contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP).
Les antibiotiques en prévention pour l’entourage

Des antibiotiques sont systématiquement prescrits aux personnes de l’entourage proche du malade si elles ne sont pas vaccinées ou si elles ont reçu un rappel depuis plus de 5 ans. En cas de contact occasionnel avec le malade, le traitement antibiotique préventif est réservé aux personnes qui présentent un risque de développer des complications, comme les femmes enceintes ou les personnes souffrant de maladie respiratoire chronique ou de déficit immunitaire.
19 juillet

Grains de beauté

Grain de sel sur les grains de beauté

Un mélanome correspond pour 20 % des cas à l’évolution d’un nævus. Une attention toute particulière doit donc être portée aux grains de beauté, par le patient comme par l’équipe officinale. Quelques bases d’analyse et de conseils sont importantes à maîtriser.

ABCDE : le bon code

Si leur moyenne est d’une vingtaine sur un corps adulte, les grains de beauté peuvent fortement varier en nombre et en aspect. Les caractéristiques constituant des signaux d’alerte renvoient à la classique « règle A, B, C, D, E » pour évaluer un risque d’évolution en mélanome, nécessitant une consultation dermatologique :
  • A comme asymétrie : la forme est non circulaire, avec deux moitiés dissemblables.
  • B comme bords irréguliers : les bordures sont dentelées, mal délimitées et les pigments s’étendent parfois sur la peau autour de la tache.
  • C comme couleur non homogène : le grain de beauté présente plusieurs couleurs (noir, bleu, marron, rouge ou blanc).
  • D comme diamètre : il est supérieur à 6 millimètres ou augmente rapidement.
  • E comme évolution : il évolue et grossit, change d’épaisseur et de couleur.

Principaux facteurs de risques

Au-delà de 50 nævi chez un patient, les études ont démontré un risque accru de développement de mélanome. Il en est de même en cas d’antécédents personnels ou familiaux de mélanome. L’exposition solaire, naturelle ou en cabine UV, est un autre facteur reconnu, notamment chez les sujets à peau blanche et yeux clairs. Également impliqués : des coups de soleil intenses, surtout avant 15 ans, ainsi que des séjours réguliers, ou une enfance, dans des pays ensoleillés.

Un suivi médical doit être conseillé en particulier aux personnes présentant un de ces facteurs de risques, sous forme de bilan dermatologique annuel, complété par une autosurveillance (après explication de la règle A, B, C, D, E), avec photos comparatives si besoin.

Notre conseil

La principale action de prévention reste une bonne protection contre le soleil. Un écran d’indice 30 au moins (indice 50 impératif pour les enfants ou les phototypes clairs) doit théoriquement être appliqué environ toutes les deux heures, et renouvelé après un bain, une activité physique ou une sudation intense. L’exposition directe est à éviter entre 12h et 16h et des protections vestimentaires (T-shirt, chapeau…) sont recommandées en toute circonstance, en particulier pour les peaux à risque.
18 juillet

elgydium blancheur

7.99 euros au lieu de 9.99 euros

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