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Comment détecter un  » dys « 

17 avril

Comment détecter un  » dys « 

Le repérage

  • Le rôle des parents

Les parents sont en première ligne pour découvrir ce qui dysfonctionne, ce qui n’est pas toujours évident surtout lorsque la fratrie ainée s’est développée sans difficultés apparentes.

Lorsqu’un retard important et/ou une grande maladresse sont constatés au-delà de l’âge normal (habillage, repas, difficultés dans les jeux de construction, puzzle, dessins, …), il faut alerter le médecin de famille (ou le pédiatre).

Lorsque l’enfant est en grande difficulté dès la moyenne section de l’école maternelle (ne parvient pas à dessiner, coller, découper, écrire son prénom, copier, mimer), ne pas hésiter à en parler avec l’enseignant et le médecin scolaire (en plus du médecin de famille ou du pédiatre).

  • Le rôle des enseignants

Au-delà des signes repérables dès la maternelle, il est à noter que la dysgraphie est presque toujours présente en cas de dyspraxie (et persistera malgré les progrès). Un graphisme très déficitaire ou très lent est un signe évocateur d’une éventuelle dyspraxie, mais ne reste qu’un signe d’alerte. En effet, « être dysgraphique » ne signifie pas forcément « être dyspraxique ».

Les enseignants sont aptes à repérer des difficultés et retards importants (dès la moyenne ou grande section de maternelle). Ils doivent alerter les parents et le médecin scolaire lorsque c’est le cas.

Le dépistage

  • Le rôle du médecin scolaire

Il doit alerter les parents et les inciter à faire pratiquer des bilans en fonctions des informations récoltées (par lui-même, les parents et les enseignants).

  • Le rôle du pédiatre et du médecin généraliste

En fonction des tests obligatoires figurant sur le carnet de santé, et/ou des signes d’alertes donnés par les parents, ils doivent alerter les parents et les inciter à faire pratiquer des bilans en fonctions des informations récoltées (par lui-même, les parents et les enseignants).

  • Les bilans pluridisciplinaires, préalable obligatoire à la pose du diagnosticLe diagnostic

Ainsi, pour confirmer le diagnostic, en plus du pédiatre, l’enfant devra d’abord consulter :

– Un neurologue, pour déceler tout problème au niveau du système nerveux ;

– Un psychomotricien, pour analyser et écarter tout trouble de la motricité ;

– Un pédopsychiatre et un psychologue, pour déceler tout problème psychologique ;

– Un orthophoniste, pour analyser les éventuels troubles du langage et prévoir la rééducation adaptée ;

– Un ergothérapeute, pour évaluer les capacités de l’enfant à s’adapter et se réadapter à son environnement ;

-Un ophtalmologiste et un spécialiste ORL, pour écarter tout problème visuel et auditif.

C’est aux parents de prendre les rendez-vous (s’adresser aux relais locaux DFD sur le territoire pour connaitre les professionnels en exercice). Les délais d’attente sont parfois très longs (plusieurs mois, voire un an).

Ces bilans pluridisciplinaires mettront éventuellement, en évidence d’autres troubles des apprentissages associés (ou au contraire permettront de diagnostiquer ces autres troubles sans évoquer la dyspraxie) : langage oral (dysphasie), langage écrit (dyslexie), troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité, troubles exécutifs.

La pose du diagnostic

  • A quel moment parle-t-on de « dyspraxie » ?

On parlera de diagnostic de « dyspraxie » lors de la synthèse des bilans et lorsque ces derniers révèlent des « écarts-type » par rapport à la norme.

  • Par qui doit-être posé le diagnostic ?

En fonction de la complexité du trouble et de la situation de l’enfant, 3 niveaux de diagnostic sont mobilisables, dans l’ordre croissant de priorité. Dans l’idéal, c’est un médecin qui pose le diagnostic (médecin généraliste, pédiatre, neuro-pédiatre, neurologue, médecin rééducateur).

Niveau 1 : les professionnels libéraux

Le médecin fait la synthèse des bilans pluridisciplinaires effectués par les professionnels en libéral. Cependant, en pratique, ce sont souvent les professionnels qui posent le diagnostic, faute de médecins disponibles et/ou formés.

Si besoin, Niveau 2 : le secteur médico-social.

Les SESSAD (Services de Soins et d’Education Spécialisée à Domicile) sont constitués de professionnels pluridisciplinaires et d’un médecin (pédiatre, médecin rééducateur) qui pourront affiner le diagnostic et envisager les rééducations dans un contexte coordonné. Une notification de la MDPH est nécessaire pour accéder à un SESSAD.

Si besoin, Niveau 3 : les Centres Référents des Troubles du Langage et des Apprentissages

Ils sont prioritairement destinés aux cas les plus complexes et théoriquement ont une mission d’appui et de formation auprès des acteurs de terrain (professionnels, Education nationale). Ils sont normalement constitués de professionnels de santé pluridisciplinaires (neuropsychologue, orthophoniste, psychiatre, neuro-pédiatre…). Pour obtenir un rendez-vous, il faut déjà avoir effectué un certain nombre de bilans en libéral ou en SESSAD, et les listes d’attentes peuvent atteindre plusieurs mois, et jusqu’à deux ans parfois.

  • Ce que doit comprendre le diagnostic de dyspraxie

Il s’agit dans l’idéal d’une synthèse écrite des bilans qui s’appuie sur un entretien avec les parents (histoire de l’enfant). Il doit faire des préconisations écrites qui seront utiles aux enseignants et à tous les adultes accompagnant l’enfant (parents, rééducateurs…).

 

Source www.dyspraxies.fr

 

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