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Les allergies

2 mai

Les allergies

Yeux qui piquent, nez qui gratte… Et si c’était une allergie saisonnière ?

Chaque année, le printemps est synonyme de nez qui coule et de démangeaisons pour les nombreux allergiques, dont le nombre augmente constamment en France comme au Québec. Comment reconnaître ces allergies et surtout, comment les éviter ?

 L’allergie saisonnière : en recrudescence

Le nombre de cas d’allergies saisonnières a augmenté de façon considérable au cours des 20 dernières années. Alors qu’en 1968, elles ne concernaient que 3% de la population française, aujourd’hui près d’1 français sur 5 est touché, notamment les jeunes et les enfants. Au Canada, 1 habitant sur 4 en souffre.
Rhinite, conjonctivite, l’allergie peut prendre bien des visages et avoir plusieurs causes dont la pollution et les changements climatiques (hausse des températures et du taux d’humidité) ayant pour effet d’augmenter la concentration de pollens dans l’air que nous respirons.
La période de pollinisation s’est en outre allongée en raison du réchauffement de la planète : elle s’étend désormais de janvier à octobre et explique également le nombre croissant d’allergiques à travers le monde.

 Les symptômes

Les symptômes de l’allergie saisonnière sont typiquement ceux d’une rhinite.
Ils se traduisent par des éternuements à répétition (jusqu’à dix fois de suite), des maux de gorge et un écoulement nasal. Le rhume des foins apparaît régulièrement à la même période de l’année, il est donc facile de le différencier de l’allergie chronique (acariens, aliments, poils…).

La nuit, en période de crise, les personnes qui en sont atteintes dorment mal faute de pouvoir respirer correctement. La journée, elles sont fatiguées, faute d’un sommeil suffisant. A la différence d’une allergie classique, les symptômes d’une conjonctivite, comme les paupières gonflées et une sensation de picotement au niveau des yeux, peuvent aussi apparaître. L’aggravation subite des symptômes peut entraîner une inflammation plus ou moins grave des voies respiratoires. Cela se traduit par des difficultés à respirer, une toux ou des sifflements et évoluer vers une forme d’asthme. Un quart des français souffrant de rhinite allergique souffrent également d’asthme.

Précautions particulières

Les symptômes persisteront aussi longtemps que durera l’exposition à l’allergène. Aussi, il est important d’identifier l’allergène responsable et de prendre ses distances avec lui si possible. A défaut, des mesures particulières doivent être prises. Le pollen se glisse facilement dans les cheveux, les poils et les vêtements, il est donc primordial de se doucher et de changer de vêtements très fréquemment. Lavez-vous les mains 3 à 4 fois par jour pour éviter de déposer du pollen près de vos yeux ou de votre nez. En période de pollinisation, pensez également à aérer votre chambre tard le soir et faites sécher vos draps à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur. Optez pour l’utilisation de climatiseurs s’il fait chaud pour éviter d’ouvrir vos fenêtres en journée.

Soulager les symptômes

Pour soulager les désagréments occasionnés par l’allergie saisonnière, des solutions existent. Le recours à l’automédication peut être justifié avec l’habitude. Le rinçage des voies nasales à l’eau salée et les corticoïdes locaux, ont une action anti-inflammatoire puissante et agissent notamment sur l’obstruction nasale. Les collyres antiallergiques atténueront les symptômes de conjonctivite. La prise d’antihistaminiques  est également recommandée : en vente libre dans les pharmacies, ils bloquent la production d’histamine, la substance qui provoque les symptômes d’allergies. En cas de doute, ou si les symptômes sont intenses ou persistent, il vaut mieux en référer directement à votre médecin.

Mesures préventives en promenade

L’éviction du pollen de l’air étant impossible, il faut prendre un certain nombre de mesures préventives.
Préférez ainsi l’après-midi pour les longues promenades, durant lesquelles vous porterez des lunettes de soleil. Evitez les journées venteuses, et privilégier plutôt les éclaircies : il n’y a pas de pollen dans l’air lorsqu’il pleut.
Les bouleaux, les frênes, les érables, les peupliers et les chênes sont ceux parmi les arbres qui produisent le plus de pollen. Evitez-les autant que possible. Préférez les pelouses tondues à ras. Avant de partir en promenade, informez-vous de l’activité des pollens dans votre région auprès du Réseau National de Surveillance Aérobiologique pour la France ou Météomédia pour le Canada. Sachez qu’il existe un calendrier pollinique régulièrement mis à jour par la RNSA. Encore plus pratique, vous pouvez vous inscrire au bulletin allergo-pollinique s’il est disponible pour le recevoir directement dans votre boîte mail.

Un traitement : la désensibilisation

Une méthode radicale pour guérir définitivement des allergies, notamment saisonnières, existe : il s’agit de la désensibilisation.
La première étape consiste à identifier à quel(s) allergène(s) l’organisme réagit. Les prick-tests consistent à déposer une goutte de chaque allergène suspecté sur la peau de l’avant-bras ou du dos. Si une rougeur ou un gonflement apparaît à l’endroit de l’injection dans les minutes qui suivent, le test se révèle alors positif. La deuxième étape, longue et fastidieuse, consiste alors à injecter des doses croissantes de la substance allergène tous les mois pendant 3 à 5 ans afin que le système immunitaire ne considère plus la substance comme étrangère à l’organisme. Selon de récentes études*, la moitié des patients aurait constaté une amélioration significative après le traitement.

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